Watsa/Dossier Bugutali : la famille régnante Mbiliki adhère à la décision du VPM, mais boycotte le profil de Gédéon Wofi Ndolanga comme intérimaire pour « abus antécédents »

Le dossier du groupement Bugutali, en chefferie Mari-Minza, dans le territoire de Watsa (province du Haut-Uele), entre dans une phase de résistance communautaire. Si la famille régnante Mbiliki et la population locale ont accueilli avec respect la décision du Vice-Premier Ministre (VPM) de l’Intérieur, Shabani Lukoo, reportant l’installation du chef de groupement, un point de rupture majeur subsiste : le choix de l’intérimaire.
Par souci de légalisme et pour préserver la paix sociale, la famille Mbiliki accepte l’intérim du secrétaire administratif et la suspension de l’installation de M. Isabhu Senze Médard, que la famille régnante considère comme un « régent qui veut prendre le pouvoir par la force et la corruption ». Cependant, elle s’oppose catégoriquement à la désignation de Monsieur Gédéon Wofi, Secrétaire du groupement Bugutali, pour assurer l’intérim.
D’après les investigations mené par la rédaction de Victoireinfo. net ,la communauté ne conteste pas l’autorité de l’État, mais le profil d’un homme dont le passé dans la région est jugé « indigne » d’une fonction de médiateur.
Un cahier de charges accablant : tortures et spoliations
Le rejet de Monsieur Gédéon Wofi s’appuie sur des faits graves qualifiés d’« abus antécédents ». La famille Mbiliki et les notables de la communauté Boyicoot dénoncent :
•Ventes illicites de concessions : des accusations de spoliation foncière au détriment des ayants droit coutumiers ;
•Actes de torture et violences : des témoignages faisant état de sévices corporels infligés par le passé à certains chefs de villages ;
•Abus de pouvoir récurrents : une gestion administrative marquée par l’intimidation et le mépris des autorités traditionnelles.
Face à ce qu’elle considère comme une provocation de l’administration territoriale, la famille régnante demande la nomination immédiate d’un autre secrétaire administratif ou d’un chef de village intègre.
« Confier l’intérim à Monsieur Gédéon, c’est récompenser l’arbitraire. Nous demandons une personnalité neutre pour garantir la neutralité de l’État », déclarent les représentants de la famille Mbiliki.
Au-delà du cas Gédéon Wofi, une question brûlante demeure : à quand la fin de cette régence à la tête du groupement Bugutali ? La famille Mbiliki s’inquiète de voir cette période transitoire s’éterniser, craignant que l’administration ne cherche à confisquer le pouvoir coutumier au profit de la bureaucratie.
César Dedebha Fils
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