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Watsa : Jean-Pierre Atsidri Adroma de la Société civile de la Solidarité du Congo accuse la Police des Mines de tracasseries et d’extorsion contre les orpailleurs

img-20260203-wa01327248855057853464141-972x1024 Watsa : Jean-Pierre Atsidri Adroma de la Société civile de la Solidarité du Congo accuse la Police des Mines de tracasseries et d’extorsion contre les orpailleurs



La Société civile de la Solidarité du Congo (SCSC), coordination territoriale de Watsa, dans la province du Haut-Uele, dénonce avec vigueur le comportement qu’afficherait la Police des Mines, accusée de multiplier des actes de tracasserie à l’encontre des orpailleurs et des opérateurs miniers artisanaux.

Dans une interview accordée à victoireinfo.net, cette structure citoyenne s’interroge sur le rôle réel de la Police des Mines. Selon elle, la mission de ce service consiste principalement à appuyer les services habilités lors des opérations de recouvrement forcé, conformément aux textes légaux en vigueur. Toutefois, sur le terrain, la situation serait tout autre.

« La Police des Mines du territoire de Watsa n’agit pas conformément à sa mission. Elle agit comme elle veut », dénonce la Société civile de la Solidarité du Congo.


Parmi les faits reprochés figurent des saisies illégales d’engins dans les carrières minières (moteurs, moto-pompes, thermos, etc.), notamment dans une carrière située le long de la rivière Arebi, précisément à la carrière Kokpa, où les orpailleurs vivraient une situation de plus en plus difficile. Bien que certains exploitants artisanaux soient en règle avec les petites obligations administratives, ils continueraient à subir des tracasseries répétées.

La Société civile de la Solidarité du Congo évoque également des saisies abusives de moto-pompes. Pour récupérer ces engins, les orpailleurs seraient contraints de payer des sommes allant de 200 000 à 300 000 francs congolais, une pratique assimilée à de l’extorsion. Des cas de ravissement du sable sont aussi rapportés.

Autre fait jugé préoccupant : la Police des Mines traiterait des dossiers hors de sa compétence, procédant à des arrestations arbitraires d’orpailleurs et d’opérateurs d’engins miniers, selon la même source.
Face à cette situation, la structure citoyenne hausse le ton.

« Nous mettons en garde la Police des Mines de Watsa contre ces pratiques », a déclaré Monsieur Jean-Pierre Atsidri Adroma, coordonnateur territorial de la Société civile de la Solidarité du Congo à Watsa.



La Société civile de la Solidarité du Congo appelle enfin les autorités provinciales et nationales à prendre des mesures urgentes afin de mettre fin à ces abus présumés, de faire respecter la loi et de protéger les exploitants miniers artisanaux, dont les activités constituent une source importante de revenus pour de nombreuses familles du territoire de Watsa.

Il sied de signaler que, malgré nos multiples démarches, nos efforts pour entrer en contact avec la Police des Mines du territoire de Watsa afin de recueillir sa version des faits n’ont, jusqu’à présent, pas encore abouti. Victoireinfo.net reste toutefois ouvert à toute réaction officielle, conformément au principe du contradictoire.

Rédaction

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