Haut-Uele : deux ans après son élection, le Gouverneur Jean Bakomito bouscule l’ordre ancien et impose le tempo du changement

Le 29 avril 2024 n’a pas été une simple alternance à la tête du Haut-Uele. Ce jour-là, l’élection de Jean Bakomito Gambu a marqué la fin d’un cycle décrié et l’ouverture d’une nouvelle ère politique dans une province longtemps plombée par des pratiques de gestion contestées.
Au moment de son arrivée, la situation était critique. Routes coupées ou impraticables, ponts délabrés, enclavement quasi total de certains territoires, explosion des prix des produits de première nécessité à Isiro et dans l’arrière-pays, effondrement du pouvoir d’achat : le quotidien des populations s’était considérablement détérioré.
En toile de fond, des accusations persistantes de mauvaise gouvernance, de détournements massifs et d’opacité dans la gestion des ressources publiques avaient fini par éroder la confiance des citoyens, installant un climat de lassitude et de défiance.
C’est dans ce contexte que Jean Bakomito Gambu a été porté au pouvoir, avec une promesse claire : rompre avec les pratiques du passé. Deux ans après, le discours a laissé place à une stratégie assumée : reprendre le contrôle, restaurer l’autorité de l’État et remettre la province en mouvement.
Sur le terrain, le changement de cap est visible. Le Haut-Uele est aujourd’hui engagé dans une dynamique de reconstruction qui tranche avec l’immobilisme d’hier. Des chantiers sont ouverts dans plusieurs secteurs clés : construction d’écoles, relance de projets agricoles structurants, réhabilitation progressive des axes routiers dans les six territoires de la province. À Isiro, les travaux d’asphaltage de la voirie urbaine viennent symboliser cette volonté de modernisation et de rupture avec la stagnation passée.
Mais au-delà des infrastructures, c’est une bataille politique qui se joue. En s’attaquant aux dysfonctionnements hérités et en imposant une gouvernance axée sur les résultats, le Gouverneur se positionne clairement face aux réseaux qui prospéraient dans l’opacité. Un repositionnement qui ne manque pas de susciter des résistances, preuve que les intérêts bousculés restent bien réels.
Inscrivant son action dans la vision du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, Bakomito Gambu reste aujourd’hui le relai provincial d’une politique de redressement plus large. Une posture qui renforce sa légitimité, mais qui l’expose également à une exigence accrue de résultats.
Deux ans après son élection, le contraste est saisissant. Le Haut-Uele, autrefois cité comme exemple de dérive, amorce une transformation progressive. Le chantier est encore immense, mais une chose est déjà acquise : le temps de l’immobilisme est révolu, et la bataille pour la reconstruction de la province est bel et bien engagée.
Cellulle de communication du gouvernorat/Haut-Uele
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