Drame humanitaire à Watsa : le député national Mambidi Koloboro dénonce les atrocités des ADF et l’abandon des déplacés à Mungbere

Le député national élu de Watsa, l’Honorable Dr Jean Marc Mambidi Koloboro, a lancé une alerte sur la grave situation sécuritaire et humanitaire qui secoue actuellement plusieurs localités du territoire de Watsa, dans la province du Haut-Uele.
Dans une communication adressée à ses collègues, l’élu national dénonce l’ampleur du déplacement des populations provoqué par les incursions répétées des rebelles ADF-NALU, groupe armé affilié à l’État islamique, et appelle à une mobilisation urgente en faveur des victimes.
Une menace qui s’étend jusqu’au Haut-Uele
Actifs depuis plus d’une décennie dans la région de Beni, au Nord-Kivu, les ADF-NALU ont progressivement étendu leurs activités vers le sud du territoire d’Irumu en Ituri, puis vers le territoire de Mambasa, frontalier du territoire de Watsa.
Selon l’Honorable Mambidi Koloboro, les premières incursions rebelles dans le territoire de Watsa ont été signalées au début du mois de janvier 2026, avant de s’intensifier au mois de mars avec l’arrivée massive des populations en provenance du village de Malembi, dans la chefferie de Walesse Dese, territoire de Mambasa.
Ces populations fuient les atrocités perpétrées par ce groupe armé, notamment des tueries, enlèvements et diverses exactions contre les civils.
Trois chefferies déjà affectées
A ce jour, trois entités territoriales décentralisées sont touchées par cette crise humanitaire :
- la chefferie d’Ateru,
- la chefferie de Kebo,
- la chefferie d’Andobi.
Plusieurs villages situés sur l’axe Dingbo sont concernés, notamment : Nepoko, Andundu, Angbalayi, Apodo et Sokopa, avec comme principal point de chute des déplacés : Mungbere.
Les premières évaluations font état d’environ 1 500 ménages déplacés sur l’axe Dingbo–Apodo, vivant sans abri et dans des conditions extrêmement difficiles.
Parmi eux figurent près de 200 élèves déplacés, dont la scolarité est aujourd’hui interrompue.
Une nouvelle vague de déplacés vers Mungbere
Une seconde vague de déplacés serait également arrivée du village Suka Mboka, dans la chefferie de Kebo, située à environ 35 kilomètres du chef-lieu de la chefferie d’Andobi.
Cette fuite massive serait consécutive à une nouvelle incursion des ADF-NALU, stoppée grâce à l’intervention des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Les affrontements entre les rebelles et les forces loyalistes ont provoqué un nouveau mouvement de population vers le centre de Mungbere.
Une situation humanitaire critique
Sur le terrain, les besoins humanitaires deviennent de plus en plus alarmants. Les déplacés manquent cruellement :
- de nourriture,
- de médicaments,
- d’eau potable,
- d’abris, de couvertures,
- et d’ustensiles de cuisine.
Plus inquiétant encore, les premiers décès commencent déjà à être enregistrés parmi les déplacés, dont un cas signalé à Apodo.
Face à cette situation dramatique, le député national Mambidi Koloboro appelle les membres du caucus, les autorités et les partenaires humanitaires à intensifier le plaidoyer pour une mobilisation rapide des ressources destinées à assister les populations déplacées.
L’Honorable Dr Jean Marc Mambidi Koloboro souligne toutefois que depuis une dizaine de jours, les FARDC sont massivement déployées dans la région afin de sécuriser les populations et contenir la menace rebelle.
Par ailleurs, plusieurs consultations ont déjà eu lieu avec différents acteurs locaux, notamment :
le chef de la chefferie de Walesse Dese,
le chef du village Dingbo, des représentants de la société civile,
ainsi que des leaders communautaires des chefferies de Kebo, Ateru et Andobi.
En attendant des évaluations plus approfondies et des chiffres officiels, les autorités locales continuent de suivre de près l’évolution de la situation.
Cellule de Communication
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