Faradje: le prix de la soif à Abimva

Le centre de négoce d’Abimva, situé dans le territoire de Faradje, en province du Haut-Uele, traverse une grave crise d’accès à l’eau potable. Depuis plusieurs mois, les habitants sont contraints de s’approvisionner dans des sources non aménagées, une situation qui suscite de vives inquiétudes quant aux risques sanitaires encourus par la population.
Selon des témoignages recueillis sur place, cette pénurie d’eau expose les ménages à diverses maladies hydriques, notamment la fièvre typhoïde. Plusieurs cas auraient déjà été signalés dans le groupement Ambarau, en chefferie Logo Doka, alimentant les craintes d’une aggravation de la situation si aucune mesure n’est prise rapidement.
Sur le terrain, le mécontentement est palpable. Les habitants dénoncent des conditions de vie de plus en plus difficiles et lancent un appel pressant aux autorités compétentes ainsi qu’aux partenaires humanitaires afin qu’ils interviennent dans les meilleurs délais.
Contacté par notre rédaction le samedi 20 juin de l’année en cours, un habitant d’Abimva a décrit une réalité préoccupante :
«Nous n’avons pas accès à une eau potable. Nous sommes obligés d’utiliser l’eau disponible, malgré les risques pour notre santé. Nous demandons aux autorités de nous venir en aide avant que la situation ne s’aggrave davantage. »
Face à cette crise, la population réclame la mise en place de solutions durables, notamment la construction de forages, l’aménagement de puits modernes ou tout autre projet susceptible d’assurer un approvisionnement régulier en eau potable.
Les habitants estiment que l’accès à une eau saine constitue une nécessité vitale et espèrent une réponse rapide des autorités afin de protéger la santé publique et prévenir la propagation des maladies liées à l’eau insalubre.
Cesar Dedebha Fils
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