A Durba, le CLDE Watsa–Faradje dresse le bilan des 19 projets communautaires de cahier de charge signé avec KGM S.A et prépare le deuxième quinquennat

Près de 104 représentants communautaires ont pris part, ce vendredi, 7 août 2026 à l’Assemblée générale élargie du Comité Local de Développement Elargi (CLDE) Watsa–Faradje, organisée dans la salle polyvalente de Durba. Cette rencontre stratégique était consacrée à l’évaluation des projets communautaires liés à Kibali Gold Mine et à la préparation du prochain cycle de développement.
Autour de la table se sont réunis les jeunes, les personnes vivant avec handicap, les organisations de la société civile et leur synergie, ainsi que les représentants des Comités Locaux de Développement de base issus des six Entités Territoriales Décentralisées (ETD) impactées. Cette forte mobilisation traduit la volonté de placer les communautés au cœur des décisions concernant leur développement.
Au centre des échanges figurait la mise à jour des 19 projets inscrits dans le cahier des charges signé entre Kibali Gold Mine et le CLDE Watsa–Faradje. Ces projets relèvent du premier quinquennat, dont l’échéance est fixée à mars 2027. L’objectif était double : faire le point sur les réalisations, les défis et les priorités restantes, tout en amorçant la préparation du deuxième quinquennat.
La rencontre a également constitué un exercice de redevabilité du CLDE Watsa–Faradje envers les communautés concernées. A cette occasion, les responsables du comité ont réaffirmé leur engagement en faveur de la transparence, de la bonne gouvernance et du suivi rigoureux des projets communautaires.
Prenant la parole, le président du CLDE Watsa–Faradje, Maître Sixte Tandema, a présenté une analyse FFOM (Forces, Faiblesses, Opportunités et Menaces) de la structure. Il a notamment mis en avant plusieurs acquis, dont «la légitimité communautaire du comité issue de l’élection démocratique de ses membres, la maîtrise du Code minier et du Règlement minier, ainsi que sa capacité de représentation auprès de Kibali Gold Mine et des autorités publiques.»
«Le président a également souligné que le CLDE dispose d’une expérience en matière de planification, de suivi-évaluation, de médiation des conflits et de mobilisation des six ETD concernées. Sa connaissance des besoins locaux, sa production régulière de rapports techniques et sa vision orientée vers le développement durable constituent, selon lui, des atouts majeurs pour renforcer la gouvernance participative dans la région.»
Toutefois, Maître Sixte Tandema a reconnu plusieurs contraintes, notamment «l’absence d’un siège administratif propre, l’insuffisance des équipements et des moyens de déplacement, une autonomie financière limitée ainsi que l’absence d’un budget permanent de fonctionnement. Il a également évoqué les défis liés à la communication institutionnelle, au renforcement des capacités de certains membres et au suivi des projets sur un territoire aussi vaste.»
Malgré ces obstacles, le CLDE Watsa–Faradje entend tirer parti des opportunités offertes par le partenariat avec Kibali Gold Mine, «l’appui potentiel des autorités et le cadre juridique minier existant. Le comité envisage notamment de renforcer les projets agricoles, l’entrepreneuriat, la formation professionnelle, l’emploi local et la sous-traitance au profit des communautés.»
L’assemblée a enfin relevé plusieurs menaces à anticiper, notamment, «une éventuelle baisse de la production minière, les attentes élevées des populations, les conflits communautaires ou fonciers, les retards d’exécution des projets ainsi que l’instabilité sécuritaire ou sociale.»
A quelques mois de l’échéance du premier quinquennat, cette Assemblée générale de Durba marque une étape importante. Elle ouvre la voie à une planification concertée afin de garantir que les projets issus de l’exploitation minière produisent des retombées durables au bénéfice des communautés de Watsa et de Faradje.
Justin Atsidri Akuyo
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