Bas-Uele : précarité scolaire dans la chefferie Madi, le député provincial Simon Tutu tire la sonnette d’alarme et interpelle les autorités

Seulement six élèves ont passé, cette année, le Test national de sélection et d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP) dans la chefferie Madi, en territoire de Poko, dans la province du Bas-Uele. Un chiffre particulièrement faible qui met en lumière les difficultés persistantes d’accès à l’éducation dans cette partie de la province.
Située dans une zone frontalière avec le territoire d’Ango, la chefferie Madi fait face à un déficit important en infrastructures scolaires. L’insuffisance d’établissements scolaires contraint de nombreux enfants en âge scolaire à parcourir de longues distances pour accéder à l’éducation, tandis que d’autres restent exposés au risque de déscolarisation.
Le constat a été dressé par Simon Tutu, président honoraire de l’Assemblée provinciale du Bas-Uele et député provincial, en séjour dans cette partie de la province.
Selon lui, le fait que seulement six élèves aient participé au TENASOSP cette année constitue un signal d’alarme sur la situation éducative dans la chefferie Madi. Cette faible participation témoigne, selon son constat, des difficultés auxquelles sont confrontées les familles et les enfants pour accéder à un enseignement régulier.
Simon Tutu déplore également le manque de visibilité des projets du Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T) dans le secteur de l’éducation au sein de cette chefferie. Il estime que les efforts doivent être davantage orientés vers les zones rurales et enclavées afin de permettre aux enfants d’âge scolaire de bénéficier des mêmes opportunités éducatives que ceux des autres régions.
Face à cette situation, le député provincial honoraire appelle les gouvernements provincial et national à agir en faveur de la chefferie Madi. Il plaide notamment pour la construction et l’équipement d’écoles capables d’accueillir les enfants en âge scolaire, ainsi que pour le renforcement des conditions nécessaires à un enseignement de qualité.
Pour Simon Tutu, l’éducation doit demeurer une priorité, particulièrement dans les zones où le manque d’infrastructures constitue encore un obstacle majeur à la scolarisation des enfants.
La situation de la chefferie Madi met ainsi en évidence les défis persistants du secteur éducatif dans certaines zones rurales et frontalières du Bas-Uele. Le faible nombre de candidats au TENASOSP apparaît comme un indicateur préoccupant qui appelle à des actions concrètes de la part des autorités compétentes.
« La construction d’écoles et le renforcement des infrastructures éducatives pourraient contribuer à améliorer l’accès à l’éducation et à offrir de meilleures perspectives d’avenir aux enfants de la chefferie Madi », a-t-il conclu.
Rédaction
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