Haut-Uele-Ituri : dossier pont-bascule à Boh, des acteurs de la société civile de Watsa haussent le ton contre les transporteurs capricieux-récalcitrants et exigent le respect du tonnage

La situation autour du pont-bascule installé à Boh, dans le territoire de Faradje, continue de susciter des réactions dans le territoire de Watsa. Alors que des transporteurs dénoncent les montants qui leur seraient réclamés et le ralentissement du trafic entre l’Ituri et le Haut-Uele, des acteurs de la société civile de Watsa appellent au respect des normes de tonnage et au dialogue.
Parmi eux figurent Pitshou Mumbuya, alias Ancien de l’Église, Didier Angalo, alias Molimo Mosantu (Saint-Esprit), et Opi Likongo, alias Antibiotiques, tous acteurs de la société civile à Watsa.
Ces derniers haussent le ton contre ce qu’ils qualifient de comportement « capricieux et récalcitrant » de certains transporteurs face aux mesures de contrôle du tonnage. Pour eux, il est temps de privilégier la responsabilité et le dialogue afin de préserver les infrastructures routières et les ouvrages d’art récemment construits dans le Haut-Uele, dans l’intérêt général des populations de l’ancien espace de la Grande Orientale.
Ces acteurs de la société civile appellent également la FEC d’Aru à faire preuve d’un sens de responsabilité et à contribuer à la recherche d’une solution concertée entre les transporteurs, les opérateurs économiques et les autorités compétentes.
Ils s’interrogent notamment sur le fait que des transporteurs opérant dans le Haut-Uele respectent les mesures relatives au tonnage, alors que des difficultés persistent avec certains transporteurs en provenance du territoire d’Aru, dans la province de l’Ituri.
Pour eux, le contrôle du tonnage ne devrait pas être perçu comme une mesure dirigée contre les transporteurs de l’Ituri, mais comme une disposition visant notamment à protéger les infrastructures.
La question concerne particulièrement les ponts Kibali, entre Watsa et Durba, ainsi que Bomokandi et Kidi, récemment construits ou réhabilités dans le Haut-Uele, dont la capacité de charge annoncée est de 45 tonnes pour les ouvrages concernés.
Selon ces acteurs de la société civile, le respect de cette limite est nécessaire pour préserver ces ouvrages et éviter leur détérioration prématurée.
Ils reconnaissent toutefois que les préoccupations exprimées par les transporteurs concernant les frais qui leur seraient réclamés au poste de Boh doivent être examinées par les autorités compétentes.
Pour eux, le respect du tonnage et la clarification des modalités de perception peuvent être traités simultanément à travers le dialogue.
Ces acteurs de la société civile craignent par ailleurs qu’une prolongation du blocage à Boh puisse avoir des répercussions sur les échanges commerciaux entre le Haut-Uele et l’Ituri, mais aussi sur les relations commerciales reliant la RDC à l’Ouganda et au Kenya.
Ils redoutent également un impact sur les échanges entre les différentes provinces issues de l’espace de la Grande Orientale, où la circulation des marchandises constitue un élément important de l’activité économique.
Ils appellent ainsi la FEC d’Aru, la FEC du Haut-Uele, la FENAPEC, les transporteurs et le Gouvernement provincial à privilégier la concertation afin de trouver une solution permettant de préserver les ouvrages tout en maintenant la fluidité du trafic.
Pour Pitshou Mumbuya, Didier Angalo alias Molimo Mosantu et Opi Likongo alias Antibiotiques, il faut mettre fin aux « caprices des transporteurs » et faire preuve de responsabilité pour éviter que le différend autour du pont-bascule de Boh ne perturbe durablement les échanges commerciaux.
Il convient de noter que la situation reste suivie sur cet axe stratégique reliant l’Ituri au Haut-Uele.
Victoirinfo.net
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