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Haut-Uele/FEC : le comité de crise présente le bilan de son mandat et laisse au conseil provincial le choix de la suite du processus électoral

IMG-20261012-WA0307-1024x768 Haut-Uele/FEC : le comité de crise présente le bilan de son mandat et laisse au conseil provincial le choix de la suite du processus électoral



Le comité de crise de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), groupement du Haut-Uele, a présenté le rapport des activités réalisées durant son mandat, à l’occasion du conseil provincial tenu ce lundi 12 octobre 2026, dans la salle de réunions de cette organisation à Isiro, chef-lieu de la province. À cette occasion, sa présidente, Colette Banambeaniso Mambo, a dressé un bilan qu’elle estime positif, tout en reconnaissant les difficultés rencontrées et les divergences persistantes autour du processus électoral. Dans son discours d’ouverture, Mme Colette Banambeaniso Mambo s’est déclarée satisfaite de l’accomplissement de la mission confiée à son équipe par l’administration centrale de la FEC.

Elle a notamment mis en avant les avancées enregistrées dans la régularisation des mandats des comités territoriaux, conformément aux objectifs assignés au bureau provisoire. La présidente du comité de crise s’est attribué un taux de réalisation de 80 % des résultats attendus. Cette performance repose principalement sur la tenue des assemblées électives de cinq comités territoriaux. Les 20 % restants concernent le territoire de Rungu, où le processus a rencontré une opposition, ainsi que les questions liées au renouvellement du bureau du conseil provincial.

Toutefois, la responsable a reconnu que l’exécution de cette mission n’a pas été sans difficultés. Elle a notamment évoqué les contraintes de temps et les contestations de la légitimité ainsi que des pouvoirs reconnus à son bureau par certains membres de la fédération. Abordant les perspectives de sortie de crise, Mme Colette Banambeaniso Mambo a fait état de deux tendances exprimées par certains membres de la FEC/Haut-Uele. La première préconise la poursuite du processus électoral suspendu en septembre 2024, afin de finaliser les opérations restées inachevées. La seconde plaide pour une remise à zéro de l’ensemble du processus engagé en 2024, avec l’annulation des opérations antérieures et l’organisation d’une nouvelle assemblée générale élective, dans le respect des dispositions réglementaires.

Face à ces divergences, le bureau provisoire a indiqué que la résolution définitive de ce différend relevait de la compétence de l’administration centrale de la FEC, seule habilitée, selon les propos rapportés, à trancher cette question. Dans ce contexte, la présidente a lancé un appel à l’unité et à la responsabilité collective des membres, soulignant que la préservation des intérêts de la fédération demeure essentielle pour le développement de l’économie provinciale. Au regard des avancées enregistrées dans le renouvellement des mandats des comités territoriaux, le bureau provisoire s’est remis à l’appréciation du conseil provincial.

Il revient ainsi aux membres de se prononcer sur l’opportunité de poursuivre le processus électoral sans le territoire de Rungu ou d’envisager une autre voie, tout en déterminant les modalités et le calendrier des opérations restantes, dans le respect des compétences de chaque instance. Outre la présentation du rapport du comité de crise, les travaux du conseil provincial sont consacrés à plusieurs préoccupations majeures touchant à la vie de la fédération et à l’environnement économique du Haut-Uele. Les participants sont notamment appelés à examiner la montée de l’insécurité dans la province, qui affecte particulièrement les opérateurs économiques et occasionne de nombreuses victimes. Les activités syndicales et promotionnelles de la fédération figurent également parmi les sujets inscrits aux échanges.

L’évaluation des protocoles d’accord conclus avec le gouvernement provincial et l’Office congolais de contrôle (OCC) constitue un autre point d’attention. Les membres doivent également se pencher sur la remise en état de certains tronçons du réseau routier et les retombées de ces travaux pour les activités économiques. Enfin, l’avis du conseil provincial sur la suite du processus électoral devrait contribuer à clarifier les prochaines étapes de la réorganisation des instances dirigeantes de la FEC/Haut-Uele.

Pour rappel, le comité de crise avait reçu pour mission de restaurer la paix sociale au sein de la FEC/Haut-Uele, de poursuivre les démarches de régularisation des mandats des comités territoriaux et de garantir une représentation régulière de ces structures au conseil provincial. Il devait également proposer à l’administration centrale de nouvelles dates pour les élections des conseillers des collèges électoraux dont les processus avaient été entachés d’irrégularités, ainsi que pour l’assemblée élective. Composé de quatre membres, ce comité a été institué par la lettre n° SG/NKO/YMo/F.1130/2024 du 28 octobre 2024, signée par l’administrateur délégué de la fédération.

Sa mise en place faisait suite aux suspensions successives des activités liées à l’assemblée provinciale et aux opérations électives, initialement prévues le 6 juillet 2024, puis reportées au 15 septembre de la même année. Ces suspensions étaient intervenues dans un contexte marqué par des plaintes, des contestations, des recours introduits par certains candidats malheureux et des accusations d’ingérence de certaines autorités politico-administratives. La présentation de ce rapport ouvre ainsi une nouvelle étape pour la FEC/Haut-Uele, appelée à concilier la régularisation de ses instances, le règlement des différends internes et la défense des intérêts des opérateurs économiques de la province.

Rédaction

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