Haut-Uele : en défense du gouverneur Jean Bakomito, Caleb Bodio dévoile de graves révélations visant les députés provinciaux initiateurs de la motion

Lors d’une conférence de presse tenue le samedi 29 novembre à l’espace Boma, au village Kokiza Mengu, dans la cité minière de Durba, en territoire de Watsa, province du Haut-Uele, le communicateur engagé du gouvernement provincial, Caleb Bodio, est monté au créneau pour défendre vigoureusement le gouverneur Jean Bakomito Gambu, actuellement visé par une motion de défiance initiée par un groupe de députés provinciaux.
Face à un parterre , le communicateur du gouverneur a livré une série de révélations qualifiées de « graves », visant directement les députés provinciaux à l’origine de cette initiative parlementaire.
Avec un ton assuré, Caleb Bodio soutient que ces élus opéreraient depuis plusieurs mois dans une « logique de déstabilisation systématique » du gouverneur Bakomito. Selon lui, les députés Bismick Boele Losomia, Prospère Madilu Motugbu, Floribert Makofi et Jacques Sangba seraient motivés non par l’intérêt général mais par des ambitions personnelles.
Il qualifie par ailleurs leur démarche d’insubordination, rappelant que le Chef de l’État avait interdit toute initiative de motion en cette période qu’il juge « cruciale » pour le pays, d’autant plus que tous ces élus sont membres de l’Union sacrée de la Nation.
Les griefs avancés par Caleb Bodio
1. Prospère Madilu Motugbu : pressions et ambitions personnelles
Caleb Bodio accuse l’honorable Prospère Madilu Motugbu d’avoir exercé de fortes pressions sur l’exécutif provincial pour obtenir des avantages personnels, notamment le ministère des Mines au sein du gouvernement Bakomito.
Il affirme également que ce dernier s’opposerait vivement aux réformes engagées pour lutter contre l’exploitation illégale des ressources naturelles, réformes qui, selon lui, « contrarient ses intérêts égoïstes ».
2. Bismick Boele Losomia : relations secrètes et intérêts miniers
Sans présenter publiquement des preuves, Bodio affirme détenir des éléments « sensibles » concernant l’honorable Bismick Boele Losomia.
Il l’accuse :
d’entretenir des relations secrètes avec un certain Idi Tabani, présenté comme un présumé collaborateur de l’AFC/M23 ;
de participer à des rencontres organisées à Kampala avec cet individu ;
d’avoir vu sa coopérative minière de Gima, dans le secteur Mangbutu, être suspendue pour exploitation illégale et destruction des champs de la population avec des sujets chinois ;
et de nourrir une hostilité envers l’exécutif provincial après le refus de lui attribuer le marché de l’asphaltage de la voirie urbaine d’Isiro, un marché dans lequel il aurait tenté de s’engager avec le même Idi Tabani.
3. Floribert Makofi : « animé par la mauvaise foi »
Caleb Bodio affirme que l’honorable Floribert Makofi serait « animé par la mauvaise foi » dans sa démarche politique.
Selon lui, Makofi ne disposerait d’aucun argument solide pour justifier son adhésion à la motion, préférant agir sous l’influence de ressentiments personnels plutôt que dans l’intérêt de la population du Haut-Uele.
Il dénonce chez ce député une attitude « hostile et non constructive ».
4. Jacques Sangba : « mal placé pour donner des leçons »
Le communicateur provincial se montre encore plus sévère à l’égard de l’honorable Jacques Sangba.
Selon lui, ce député « n’a aucune leçon à donner », rappelant qu’il avait travaillé avec le gouvernement provincial sortant dirigé par Christophe Baseane Nanga.
Bodio l’accuse d’avoir, à l’époque, contribué aux détournements des deniers publics à la DGRHU, affirmant qu’il serait aujourd’hui mal placé pour dénoncer des pratiques qu’il aurait lui-même cautionnées par le passé.
Avec ce discours virulent et ces accusations en cascade, Caleb Bodio a relancé le débat autour de la motion de défiance contre le gouverneur Bakomito.
Il convient de noter que, jusqu’à présent, aucune réaction officielle n’a été enregistrée de la part des députés provinciaux visés par les révélations de Caleb Bodio. Ce silence alimente déjà les spéculations et renforce la perception d’un malaise au sein de l’Assemblée provinciale. Pour l’opinion publique, cette absence de réponse pose une question fondamentale : ces députés ont-ils les arguments pour contredire les accusations ou préfèrent-ils temporiser face à un scandale qui pourrait ternir leur image ?
Dossier à suivre……….
César Dedebha Fils
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