Haut-Uele : la Société civile révolutionnaire plaide pour un moratoire sur le recouvrement forcé annoncé par la DGRHU et dénonce sa répétition à Watsa, contrairement aux autres territoires

La publication du communiqué n°001/JMM/DG/DGRHU/HU/2026 de la Direction Générale des Recettes du Haut-Uélé (DGRHU), annonçant des opérations de recouvrement forcé à l’endroit des conducteurs d’engins ainsi que des propriétaires de véhicules, motos et autres engins soumis aux obligations fiscales, continue de susciter des réactions dans le territoire de Watsa.
Dans une déclaration rendue publique ce mardi, la Société civile révolutionnaire de Watsa qualifie cette décision de « tracasserie » pour la population locale.
Selon son coordonnateur, Pitshou Mumbuya, le territoire de Watsa aurait subi des opérations de recouvrement forcé de manière répétée depuis 2022, notamment en 2022, 2023, 2024 et plus récemment en décembre 2025, suivies d’un contrôle rigoureux durant tout le mois de janvier 2026.
Pour lui, cette succession d’opérations démontre que Watsa est particulièrement sollicité par les services de recouvrement, contrairement à d’autres territoires de la province du Haut-Uele.
« Depuis 2022 jusqu’à ce jour, c’est le territoire de Watsa qui subit régulièrement ces opérations. Revenir encore avec un recouvrement forcé à peine quelques semaines après les derniers contrôles, c’est exercer une pression excessive sur les conducteurs d’engins et les propriétaires de véhicules », estime-t-il.
Tout en reconnaissant la légitimité de la DGRHU dans sa mission de mobilisation des recettes provinciales, la structure citoyenne précise qu’elle n’appelle nullement à l’incivisme fiscal. Elle plaide plutôt pour une approche plus souple et adaptée au contexte socio-économique local.
La Société civile révolutionnaire se dit favorable à l’application de cette mesure dans d’autres territoires où les contrôles auraient été moins fréquents ces dernières années.
Cependant, elle sollicite une clémence particulière pour Watsa, estimant que les contribuables concernés viennent à peine de se conformer aux exigences fiscales.
Le coordonnateur insiste :
« Nous ne sommes pas contre le paiement des taxes. Nous demandons simplement un prolongement du délai de déclaration et de paiement volontaire afin d’éviter d’asphyxier davantage les contribuables de Watsa. »
Par ailleurs, Pitshou Mumbuya encourage les conducteurs d’engins ainsi que les propriétaires de véhicules et motos à se présenter volontairement auprès des services compétents afin de régulariser leur situation administrative et fiscale dans le respect des textes en vigueur.
La Société civile révolutionnaire appelle ainsi la Direction Générale des Recettes du Haut-Uélé à reconsidérer sa décision en tenant compte des efforts déjà consentis par les contribuables du territoire.
Jusqu’à présent, aucune réaction officielle de la DGRHU n’a été enregistrée face à cette requête.
Un dossier à suivre ……..
Rédaction
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