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Ituri /Djugu: populations déplacées de Mabanga confrontées à l’achat forcé des IPM

img-20251229-wa00952829239005526652837 Ituri /Djugu: populations déplacées de Mabanga confrontées à l’achat forcé des IPM




Le territoire de Djugu, en province de l’Ituri, est de nouveau confronté à de sérieuses difficultés liées à la circulation des populations civiles, notamment sur plusieurs axes routiers de la région.

En cause, l’achat obligatoire des IPM (jetons ou laissez-passer) dont les prix varient entre 5 000 et 25 000 francs congolais, une pratique qui pèse lourdement sur les ménages déjà vulnérables.


Selon plusieurs témoignages recueillis sur place par victoireinfo.net l’après du dimanche 28 décembre 2025, cette situation touche particulièrement la population de Mabanga, actuellement en fuite à la suite des menaces sécuritaires attribuées aux rebelles de la CRP de Thomas Lubanga, dont la présence et les agissements continuent d’alimenter la peur dans la zone.


Sur les routes empruntées par ces déplacés, des éléments des FARDC seraient accusés d’ériger des contrôles non conformes. Au lieu de vérifier les cartes d’identité, ces militaires exigeraient systématiquement la présentation des IPM. Toute personne n’en disposant pas s’exposerait à des amendes arbitraires pouvant atteindre 100 000 francs congolais, une somme jugée exorbitante par cette population civile en détresse.


Cette situation crée un climat de panique et d’injustice, aggravant davantage la souffrance de familles déjà éprouvées par les déplacements forcés, l’insécurité et la précarité économique. Plusieurs habitants dénoncent une forme de tracasserie routière qui entrave leur droit à la libre circulation et met en péril leur sécurité.


Face à cette réalité alarmante, la population de Mabanga et d’autres entités affectées lancent un appel pressant à l’autorité provinciale afin qu’elle intervienne rapidement pour mettre fin à ces pratiques et rétablir l’ordre.

Les habitants affirment ne plus savoir
« à quel saint se vouer », espérant une action urgente pour protéger les civils et faire respecter les lois de la République.


À ce stade, notre rédaction n’a pas encore obtenu la version officielle de l’armée congolaise (FARDC) par rapport à ces accusations. Les démarches sont en cours afin de recueillir leur réaction. Ce dossier reste donc à suivre.

Dieumerci Wotutuk

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