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Ituri/Mambasa : un présumé militaire de l’UPDF tue un jeune civil à Kundala-Kundala

img-20260120-wa03727122200532573581795 Ituri/Mambasa : un présumé militaire de l’UPDF tue un jeune civil à Kundala-Kundala

Un jeune civil a succombé à ses blessures après avoir été grièvement atteint par balles par un présumé élément de l’armée ougandaise (UPDF), au village Kundala-Kundala, PK 54, en chefferie de Babila Bakwanza, dans un territoire voisin de Mambasa, en province de l’Ituri.

Selon les informations recueillies sur place, le drame s’est produit vers 14 heures locales, le lundi 19 janvier 2026, alors que la victime rentrait de son champ à vélo. Arrivé sur la Route nationale numéro 4 (RN4), le jeune homme aurait été pris pour cible par un militaire ougandais qui lui a logé trois balles dans la poitrine, pour un motif qui demeure jusque-là inconnu.

Grièvement blessée, la victime a été dépêchée en urgence à l’Hôpital général de référence de Lolwa pour des soins intensifs. Malheureusement, elle a rendu l’âme dans la journée de ce mardi 20 janvier 2026, malgré les efforts du personnel soignant.

Ce drame suscite une vive indignation au sein de la population locale, déjà confrontée à une insécurité persistante dans cette partie du territoire. Plusieurs habitants dénoncent le comportement brutal et récurrent de certains éléments étrangers présents dans la zone dans le cadre des opérations conjointes contre les groupes armés.

Contacté par notre rédaction, John Vulevyero, activiste des droits humains dans la région, a fermement condamné cet acte qu’il qualifie de « grave violation du droit à la vie ». Il appelle les autorités congolaises à ouvrir sans délai une enquête indépendante afin d’identifier les auteurs et de rendre justice à la famille de la victime.

Pour rappel, la semaine dernière, un autre élément de l’UPDF avait violemment agressé un jeune homme dans la même localité de Kundala-Kundala, lui infligeant de graves coups ayant entraîné la fracture de sa mâchoire. Un incident qui avait déjà provoqué une vague de protestations au sein de la communauté locale.

Face à cette situation, les organisations de défense des droits humains exigent un meilleur encadrement des forces étrangères opérant sur le sol congolais ainsi que le respect strict des droits des populations civiles.

Rédaction

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