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Résultats de l’Examen d’État 2025 : le ministère congolais de l’Éducation nationale justifie la rapidité de la publication

img-20250807-wa00174265635105340901433-1024x683 Résultats de l’Examen d’État 2025 : le ministère congolais de l’Éducation nationale justifie la rapidité de la publication



Après plusieurs interrogations soulevées par l’opinion publique sur la célérité avec laquelle les résultats de l’Examen d’État (Exetat) 2025 ont été publiés  à peine trois jours après la clôture des épreuves, le ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté a tenu à clarifier la situation.

Dans un communiqué publié ce mercredi sur le réseau social X via le compte officiel du ministère, les autorités expliquent que cette rapidité n’est pas le fruit d’un hasard ou d’une manipulation, mais plutôt le résultat d’un long processus de modernisation et d’organisation méthodique mené sur toute l’année scolaire.

« L’innovation, c’est du travail, pas de la magie », peut-on lire dans la publication signée par Jacks Ngalangala, conseiller en sécurité informatique au sein du ministère.


Selon ce dernier, trois piliers ont permis cette performance : l’optimisation logistique, la décentralisation des centres de correction et l’intégration d’un logiciel intelligent capable de traiter plus de 100 pages corrigées par minute. Ce nouveau dispositif technologique, basé sur l’intelligence artificielle, a remplacé l’ancien système devenu obsolète, tout en conservant une vérification humaine rigoureuse à chaque étape.

Le ministère indique que plusieurs provinces disposent désormais de centres de correction modernes, capables de traiter non seulement leurs propres copies, mais aussi celles des provinces voisines. Cette décentralisation réduit les délais d’acheminement vers Kinshasa et permet une correction en temps réel. Toutefois, le ministère reconnaît que dans les provinces enclavées, la publication des résultats se poursuit de manière progressive, en respectant les exigences techniques et logistiques propres à chaque région.

Autre innovation majeure : la correction des copies a débuté dès le premier jour des épreuves, se poursuivant sans interruption, y compris les jours fériés. Ce changement de méthode a permis un gain de temps considérable sans compromettre la qualité du processus.

« Ce n’est pas un exploit ponctuel, c’est une méthode », souligne le conseiller Ngalangala, insistant sur la rigueur de l’ensemble du dispositif.


Cette innovation s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation du système éducatif congolais. Le ministère annonce d’ailleurs l’arrivée prochaine des diplômes électroniques, dans la continuité de sa réforme numérique.

Face à ceux qui s’interrogent encore, le message est clair : cette rapidité est le fruit d’un travail anticipatif, stratégique et technologique, et non d’une précipitation hasardeuse.

Clément softly

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