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Watsa : le CLJ/Tomo s’oppose aux manœuvres « diaboliques » et à l’usurpation de pouvoir de Richard Bayo contre la Mutualité des Orpailleurs (Correspondance)

img-20260316-wa05295429683684020004856 Watsa : le CLJ/Tomo s'oppose aux manœuvres « diaboliques » et à l'usurpation de pouvoir de Richard Bayo contre la Mutualité des Orpailleurs (Correspondance)



Dans une correspondance officielle adressée à l’Administrateur du territoire de Watsa, Monsieur Magayi Missa Dieudonné, dont la rédaction de Victoireinfo.net a reçu copie ce lundi 16 mars 2026, le Conseil Local de la Jeunesse (CLJ) du quartier Tomo, l’un des quartiers de la cité administrative de Watsa dans la province du Haut-Uele, dénonce avec vigueur une tentative de déstabilisation visant la Mutualité des Exploitants Artisanaux Rénovés de Watsa et Faradje.

Le document révèle qu’en date du 8 mars 2026, une structure dénommée Association des Jeunes Unis pour le Développement et la Solidarité (AJUDS) a convoqué une réunion dont l’objectif aurait été de déstabiliser ladite Mutualité. Selon les membres du CLJ/Tomo, Monsieur Richard Bayo Tavole, président de la classe moyenne des orpailleurs, se serait indûment présenté comme conseiller de cette Mutualité.

Il aurait agi avec plusieurs complices, notamment Méthode Fimbo, Tandema Mawadri (agent de l’ANR), Agoyo Floribert (agent de l’UNISEC), Mandango Kizala (exploitant forestier) et Liandema Tavole.


Le CLJ/Tomo qualifie ces manœuvres d’usurpation de pouvoir, précisant que les véritables conseillers de la structure n’étaient pas présents lors de cette rencontre. Les dénonciateurs évoquent une « confusion totale » entretenue par les mis en cause dans l’espoir d’obtenir des sommes d’argent issues d’une coopérative minière à leur propre bénéfice.

Pourtant, la correspondance souligne que la Mutualité avait déjà remis des enveloppes aux jeunes de l’AJUDS ainsi qu’à ceux du village ABHA, et que celles-ci ont bel et bien été restituées.


Qualifié de « semeur de troubles » par les signataires, Richard Bayo Tavole est accusé d’agir par vengeance, n’ayant jamais accepté d’avoir été remplacé par l’actuelle équipe dirigeante.

Le Conseil Local de la Jeunesse avertit l’autorité territoriale que cette situation pourrait engendrer des désordres sécuritaires dont les « ennemis de la paix » pourraient profiter. Les signataires rappellent également un principe fondamental : une association ne peut légalement dissoudre ou sanctionner une autre structure de même nature.

Appel à l’autorité

Le secrétaire du CLJ/Tomo, Splendeur Lumery, et , Jean-Pierre Bandema, président et secrétaire du CLJ/Tomo, supplient l’Administrateur du territoire de porter une attention particulière à ce dossier afin de « remettre le pouvoir de la Mutualité » à ses dirigeants légitimes.

Contacté par notre rédaction au sujet de ces accusations, Richard Bayo Tavole rejette en bloc toutes les allégations portées contre lui. Il affirme que cette démarche relève d’une décision communautaire et non individuelle, encore moins d’un acte de vengeance.

Selon lui, la communauté aurait déjà constaté une tentative de détournement de ses intérêts liés à l’exploitation minière par certains responsables de la Mutualité et de certaines coopératives.

Il estime ainsi que l’initiative entreprise vise plutôt à défendre les intérêts de la communauté.

César Dedebha Fils

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