Haut-Uele : deux ans après les élections de 2023, le silence des élus de Watsa est « inacceptable », fustige Jean-Pierre Atsidri Adroma

Deux ans après l’entrée en fonction des élus nationaux et provinciaux issus du territoire de Watsa, le constat reste amer au sein de la population locale. Malgré son statut de poumon économique de la province du Haut-Uele, Watsa peine à voir ses préoccupations défendues au sein des instances de prise de décision, notamment à l’Assemblée nationale et provincial.
Cette situation est vivement dénoncée par Jean-Pierre Atsidri Adroma, coordonnateur de la Société Civile de la Solidarité du Congo (SCSC) en territoire de Watsa. Dans une déclaration rendue publique, cet acteur de la société civile fustige ce qu’il qualifie de silence préoccupant et injustifiable des élus censés porter la voix de la population.
« Watsa contribue largement à l’économie de la province à travers l’exploitation minière et d’autres activités génératrices de revenus. Pourtant, nos problèmes demeurent absents des débats à l’hémicycle », déplore Jean-Pierre Atsidri Adroma.
Selon lui, plusieurs défis majeurs continuent de freiner le développement du territoire, notamment la dégradation avancée des routes. Il déplore la manière dont la population est contrainte de se prendre en charge en réhabilitant certaines infrastructures routières. Il cite en exemple le pont jeté sur la rivière Tora, à l’entrée du village Ngangazo, en chefferie Mari-Minza, sur la RN26, où la population a dû se débrouiller pour sa réhabilitation, comme si elle manquait de représentation politique. À cela s’ajoutent l’insuffisance des infrastructures sociales de base, l’insécurité persistante ainsi que les tensions communautaires, qui nécessitent un plaidoyer politique fort et constant.
Le coordonnateur de la SCSC regrette que, malgré les attentes placées dans les élus après les élections, aucune initiative parlementaire visible ne soit clairement attribuée à la défense des intérêts spécifiques de Watsa.
« Être élu, ce n’est pas seulement siéger, c’est aussi parler, interpeller, proposer et défendre. Le silence observé aujourd’hui ressemble à un abandon », insiste-t-il.
Jean-Pierre Atsidri Adroma appelle ainsi les élus de Watsa à rompre avec cette attitude attentiste et à s’engager activement dans un plaidoyer responsable, à la hauteur des enjeux économiques et sociaux du territoire. Il invite également la population à rester vigilante et à exiger des comptes à ceux qui ont reçu le mandat de les représenter.
Pour la Société Civile de la Solidarité du Congo, le développement du territoire de Watsa ne saurait être effectif sans une représentation politique active, courageuse et engagée, capable de faire entendre la voix de ce territoire stratégique pour l’avenir du Haut-Uele.
Rédaction
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