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Faradje : la dynamique pour la défense de l’intégrité de Logo-Doka alerte sur un complot d’annexion et de négation de son existence coutumière

img-20260918-wa02594301704647715775113 Faradje : la dynamique pour la défense de l'intégrité de Logo-Doka alerte sur un complot d'annexion et de négation de son existence coutumière



La Dynamique pour la défense de l’intégrité de la chefferie des Logo-Doka, dans le territoire de Faradje (Haut-Uele), appelle le gouverneur de province à prendre des mesures conservatoires urgentes face à ce qu’elle qualifie de « tentatives d’annexion et de négation » de l’existence coutumière de cette entité.

Dans une déclaration rendue publique le jeudi 17 septembre et dont notre rédaction dispose d’une copie, laquelle adressée à l’autorité provinciale, cette structure affirme que la situation se serait particulièrement tendue depuis l’installation intérimaire de Mulema Joseph à la tête de la chefferie Dhongo et l’accession de Zamba Ndezu Justin à la présidence de l’Assemblée provinciale.

La Dynamique accuse plusieurs responsables politico-administratifs et coutumiers, notamment l’administrateur du territoire de Faradje, Mandabha Mandrandele Emmanuel, l’abbé Arakayo Maurice, le chef de groupement Bema, Lidago Bagota, ainsi que l’Adminsyratrice Assistante de Rungu, Merci Bule Anzoka, d’apporter, selon elle, un soutien à des initiatives favorables à la chefferie de Dhongo.

Ces accusations sont formulées par la structure dans sa déclaration et nécessitent, le cas échéant, des vérifications contradictoires. Face à cette situation, la Dynamique affirme que les limites coutumières et administratives des Logo-Doka constituent une « ligne rouge » et rejette toute modification unilatérale du statu quo sur le terrain. Elle dit privilégier le règlement du différend par les voies légales et pacifiques.

La structure demande au gouverneur Jean Bakomito de mettre en place, dans un délai de 72 heures, une commission d’enquête mixte, indépendante et impartiale, placée sous son autorité directe et excluant les personnes citées dans la déclaration. Elle réclame également le gel des initiatives attribuées à la chefferie de Dhongo dans les zones contestées, la sécurisation des populations de Logo-Doka et l’organisation urgente d’une conférence de paix réunissant les parties concernées sous l’égide de l’autorité provinciale.

Parmi ses autres revendications figurent la suspension de certaines activités administratives et fiscales dans les postes miniers d’Abinva, Makoro, Rambi et Ndolomo, ainsi que le retrait de plusieurs chefs de villages que la Dynamique considère comme installés sur le territoire des Logo-Doka.  Tout en dénonçant ce qu’elle considère comme des « provocations » et des « agressions coutumières et administratives », la Dynamique assure vouloir privilégier la paix et les voies légales reconnues par la Constitution de la République démocratique du Congo.

Elle adresse toutefois une mise en garde à l’autorité provinciale, estimant que l’absence de mesures conservatoires pourrait favoriser une aggravation du conflit. La structure annonce, en cas d’inaction, son intention de saisir la Présidence de la République, la vice-primature de l’Intérieur ainsi que les instances judiciaires compétentes. Pour les signataires, la défense de l’intégrité des Logo-Doka doit désormais se poursuivre dans le respect de la République et de la loi, afin d’éviter une escalade des tensions sur le terrain.

Rédaction.

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