Watsa : le CLJ de Magombo s’inquiète des agissements attribués à « Shabani », un responsable des FARDC, et de propos présumés menaçants envers les jeunes

Le Comité local des jeunes (CLJ) du quartier Magombo, dans la cité de Watsa, chef-lieu du territoire portant le même nom, dans la province du Haut-Uele, exprime son inquiétude à la suite de faits et de propos qu’il attribue à un responsable des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), identifié sous le nom de « Shabani ».
Selon Moïse Djalo, président du CLJ de Magombo, les jeunes du quartier sont engagés dans une démarche de gouvernance sécuritaire participative, convaincus que la sécurité constitue une responsabilité collective.
« Notre problème est que nous, les jeunes du quartier Magombo, nous sommes engagés dans une démarche de gouvernance sécuritaire participative, car nous considérons que la sécurité est l’affaire de tous », explique Moïse Djalo.»
Le président du CLJ affirme toutefois que les relations avec le responsable des FARDC connu sous le nom de « Shabani » sont devenues préoccupantes. Il évoque notamment un manque de collaboration ainsi que des faits qu’il qualifie de tracasseries.
Moïse Djalo revient également sur un incident survenu au mois de juillet dernier dans le quartier voisin d’Isabhu, où un présumé voleur aurait été tué. Selon son témoignage, une enquête menée par les services de sécurité aurait ensuite permis d’identifier à Magombo plusieurs personnes soupçonnées d’être liées à des activités criminelles.
Le président du CLJ précise qu’il était en déplacement au moment de l’intervention des services de sécurité.
«« À mon retour à Watsa, j’ai appris que le capitaine Shabani aurait déclaré à certains jeunes que le président du CLJ avait “fui” parce qu’il savait que certains jeunes de sa structure dirigeaient des bandits », rapporte Moïse Djalo.
Le président du CLJ rejette fermement cette accusation et s’interroge sur la responsabilité qui pourrait lui être imputée du fait que des personnes suspectées d’activités criminelles résident dans le quartier.
«« Je me demande quelle serait ma responsabilité dans le fait qu’une personne suspectée d’activités criminelles loue une maison. Lorsqu’une personne vient louer une maison, c’est notamment au bailleur de la présenter ou de l’identifier auprès des autorités locales de proximité », soutient-il.
Moïse Djalo affirme également avoir eu un échange avec le capitaine Shabani à son retour à Watsa. Selon son témoignage, ce dernier aurait déclaré avoir, depuis longtemps, « une dent contre » la jeunesse du quartier Magombo.
Il rapporte également des propos qu’il considère comme particulièrement graves.
« Il aurait affirmé qu’il serait capable de “nous coller une balle dans la tête et de nous faire disparaître”, tout en déclarant que rien ne pourrait leur arriver ici à Watsa », affirme Moïse Djalo.»
Ces propos, rapportés par le président du CLJ, sont présentés comme des menaces présumées et nécessitent des vérifications auprès des autorités compétentes ainsi qu’une réaction de la personne mise en cause.
Malgré cette inquiétude, le CLJ affirme ne pas vouloir s’opposer aux services de sécurité. Il souhaite plutôt renforcer la collaboration avec les autorités afin de contribuer à la prévention de l’insécurité et à la protection de la population.
« Notre objectif n’est pas de nous opposer aux forces de sécurité, mais de collaborer avec elles pour prévenir l’insécurité et protéger notre communauté », insiste Moïse Djalo.
Le CLJ de Magombo appelle ainsi les autorités compétentes à clarifier la situation et à veiller à ce que les relations entre les services de sécurité et la jeunesse soient fondées sur le respect, le dialogue et la collaboration.
Le comité demande également que toute accusation portée contre un jeune ou un membre du CLJ soit étayée par des éléments concrets et traitée conformément à la loi.
Les faits, propos et accusations rapportés dans cet article reposent sur le témoignage du comité de CLJ de Magombo et restent, à ce stade, des allégations qui nécessitent des vérifications contradictoires auprès des autorités et de la personne mise en cause.
Rédaction
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