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Watsa : les notables du village Toli, en chefferie de Mari-Minza, retirent leur confiance à Mabiala Nginda Victor pour une présumée gestion jugée opaque du site minier de Midi et réclament son remplacement (correspondance)

IMG-20261014-WA05472-1024x1024 Watsa : les notables du village Toli, en chefferie de Mari-Minza, retirent leur confiance à Mabiala Nginda Victor pour une présumée gestion jugée opaque du site minier de Midi et réclament son remplacement (correspondance)



Le torchon brûle au village Toli, dans le groupement Tumu, chefferie de Mari-Minza, territoire de Watsa. Des jeunes et notables locaux annoncent le retrait de leur confiance à Mabiala Nginda Victor, gérant et directeur général de la société Holding Toli Mining (H.T.M. SARL), et réclament son remplacement pour l’année 2026. Au cœur de cette contestation : la gestion du site minier de Midi, que les signataires jugent opaque, ainsi que les difficultés qu’ils dénoncent dans l’accès aux carrés miniers.

Le dossier prend une dimension institutionnelle avec deux correspondances au centre de cette controverse. Dans une lettre référencée n° H.T.M/001/09/KIN/2026, datée du 12 septembre 2026, la société H.T.M. SARL a sollicité auprès du ministre national des Mines l’octroi d’un permis de recherche d’or pour une durée de cinq ans.

Le périmètre concerné couvre cinq carrés miniers dans la province du Haut-Uélé, territoire de Watsa, à cheval entre la chefferie de Ngombari, dans la zone de Wanga, et la chefferie de Mari-Minza, notamment dans les groupements Mayanga, Bugutali et Tumu.

C’est dans ce contexte que les jeunes et notables du village Toli ont formalisé leur contestation. Dans leur correspondance n° 002/JNT/2026 du 12 octobre 2026, adressée à plusieurs autorités provinciales, administratives, judiciaires et minières, ils sollicitent l’intervention des instances compétentes afin que leurs préoccupations soient examinées.

Parmi les destinataires figurent notamment le gouverneur du Haut-Uélé, le président de l’Assemblée provinciale, le ministre provincial des Mines, le directeur provincial de l’Inspection générale des mines (IGM), l’administrateur du territoire de Watsa ainsi que la procureure près le Tribunal de paix de Watsa.

Selon une copie de cette correspondance consultée par la rédaction de Victoireinfo.net ce mercredi 14 octobre 2026, les signataires dénoncent notamment la gestion des espaces miniers de Midi, les difficultés alléguées d’accès aux carrés miniers pour de nouveaux requérants ainsi que les relations entre le responsable mis en cause et la communauté locale.

D’après plusieurs sources concordantes, le dossier soulève également des interrogations autour de l’attribution du périmètre minier concerné. Ces sources affirment que la partie contestée aurait été attribuée à Mabiala Nginda Victor par le Cadastre minier (CAMI), tandis qu’un permis serait également lié à la société ECMB.

Cette situation présumée soulève des questions sur la délimitation des périmètres concernés, la nature des titres miniers détenus par les différentes parties et les conditions dans lesquelles ces droits auraient été accordés. À ce stade, ces informations nécessitent toutefois d’être corroborées par la consultation des titres miniers et des documents officiels du CAMI.

La clarification de ces éléments apparaît essentielle pour établir les droits respectifs des acteurs concernés et comprendre les revendications exprimées par les notables du village Toli. Les autorités minières compétentes sont ainsi appelées à apporter des éclaircissements sur la situation juridique du périmètre de Midi.

Pour ces derniers, cette démarche vise à porter leurs revendications à l’attention des autorités compétentes et à obtenir un examen de la situation. Ils réclament notamment le remplacement de Mabiala Nginda Victor pour l’année 2026.

Toutefois, le retrait de confiance exprimé par les signataires ne constitue pas, à lui seul, une décision administrative de remplacement. Il appartient aux instances compétentes d’examiner les griefs formulés, de vérifier les faits et de déterminer les suites à réserver à ce dossier.

La version de Mabiala Nginda Victor reste attendue afin de garantir un traitement contradictoire de cette affaire. Les griefs formulés par les signataires devront être vérifiés avant toute conclusion sur les responsabilités éventuelles.

Au village Toli, l’enjeu porte désormais sur la transparence dans la gestion des ressources minières locales, les conditions d’accès aux périmètres concernés et les relations entre les acteurs miniers et la communauté. Les autorités saisies sont ainsi attendues sur les suites qu’elles réserveront à cette contestation.

César Dedebha Fils | Victoireinfo.net

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