Watsa : Me Dorcas Kissa souhaite un processus de délocalisation respectueux des droits des communautés affectées par le projet de la société minière Giro Goldfields

Les assises consacrées au processus de délocalisation et de réinstallation des populations affectées par le projet de la société minière Giro Goldfields se tiennent à Giro, dans le territoire de Watsa, en province du Haut-Uele. Ces travaux réunissent différentes parties prenantes autour des enjeux liés à l’accompagnement des communautés concernées par le projet.
Présente ce jeudi 10 septembre 2026 à l’ouverture de ces assises, organisée à l’église AOG de Giro, Me Dorcas Kissa, engagée dans la promotion et la protection des droits de la femme et de l’enfant, ainsi que dans la défense des droits communautaires, souhaite voir ce processus se dérouler dans le respect de la dignité et des droits des populations affectées.
Dans un entretien accordé à Victoireinfo.net, cette dernière a souligné l’importance d’un processus qui tienne compte des réalités et des préoccupations des communautés concernées.
Pour cette actrice engagée dans la défense des droits communautaires, la délocalisation ne devrait pas être considérée comme un simple déplacement des populations. Elle implique des changements importants dans la vie des familles, notamment en ce qui concerne l’accès aux moyens de subsistance, aux services sociaux, à l’éducation des enfants et à la protection des personnes vulnérables.
Dans cette perspective, Me Dorcas Kissa estime que les préoccupations des communautés doivent être placées au centre des échanges et des décisions qui découleront du processus.
Une attention particulière devrait également être accordée aux femmes et aux enfants, qui peuvent être particulièrement exposés aux conséquences sociales et économiques d’un déplacement de leur milieu de vie.
« Nous souhaitons que ce processus puisse se dérouler dans le respect des droits, de la dignité et des intérêts des communautés affectées, avec une attention particulière aux femmes, aux enfants et aux personnes vulnérables », souligne Me Dorcas Kissa.
Pour Me Dorcas Kissa, la réussite d’un processus de délocalisation repose notamment sur la participation et l’écoute des populations directement concernées. Elle encourage ainsi la poursuite d’un dialogue constructif entre les communautés, les autorités compétentes et la société minière.
Cette démarche devrait permettre, selon elle, de mieux identifier les préoccupations des populations et de rechercher des solutions adaptées aux réalités locales.
Au-delà des aspects matériels liés à la réinstallation, la défenseure des droits communautaires insiste sur la nécessité de préserver la cohésion sociale, de tenir compte des besoins spécifiques des familles affectées par ce projet et de permettre l’expression de leurs revendications légitimes.
La question de l’avenir des enfants constitue également un enjeu majeur. Pour Me Dorcas Kissa, toute mesure de réinstallation devrait veiller à éviter que les enfants soient privés de leurs droits essentiels, notamment en matière d’éducation, de protection et d’accès aux services sociaux.
Par ailleurs, cette actrice engagée dans la défense des intérêts communautaires considère les assises de Giro comme une occasion de renforcer le dialogue entre les différentes parties prenantes et de poser les bases d’une démarche permettant de mieux prendre en compte les préoccupations des populations affectées.
Alors que les travaux se poursuivent, l’attention reste portée sur les échanges entre les différentes parties prenantes afin que les questions liées à la délocalisation et à la réinstallation puissent être examinées dans un esprit de concertation et de responsabilité.
Pour Me Dorcas Kissa, la réussite du processus devra aussi se mesurer à la capacité de protéger les droits des communautés, particulièrement ceux des femmes, des enfants et des personnes vulnérables.
César Dedebha Fils
Victoireinfo.net
Share this content:



Publier un commentaire