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Haut-Uele : plus de 30 000 déplacés dans le sud de Watsa, l’élu national de Watsa Mambidi Koloboro alerte l’Assemblée Nationale

img-20260606-wa000917507356737121237780-1024x683 Haut-Uele : plus de 30 000 déplacés dans le sud de Watsa, l'élu national de Watsa Mambidi Koloboro alerte l’Assemblée Nationale

Watsa, Haut-Uele – La situation sécuritaire et humanitaire dans le sud du territoire de Watsa devient de plus en plus préoccupante. A travers une motion d’information présentée à l’Assemblée nationale, l’élu national de Watsa, Jean-Marc Mambidi Koloboro, a attiré l’attention de la représentation nationale sur les conséquences des incursions répétées des rebelles ADF/NALU dans plusieurs localités de cette partie de la province du Haut-Uele.

Selon les informations communiquées, les attaques et menaces attribuées aux combattants des ADF, un groupe armé affilié à l’organisation terroriste État islamique, ont provoqué une importante crise humanitaire marquée par des déplacements massifs de populations, l’abandon des activités socio-économiques et une insécurité persistante dans plusieurs entités du territoire.

Une menace qui gagne du terrain

Longtemps concentrées dans la région de Beni, au Nord-Kivu, les activités des ADF se sont progressivement étendues vers le territoire d’Irumu en Ituri, avant d’atteindre Mambasa, territoire voisin de Watsa.

Les premières incursions signalées dans le territoire de Watsa remontent au mois de janvier 2026. La situation s’est davantage détériorée en avril de la même année avec l’arrivée massive de populations déplacées en provenance du village de Malembi, dans la chefferie de Walese-Dese, territoire de Mambasa.

Ces populations ont fui les violences, les massacres, les enlèvements et diverses exactions perpétrés par les rebelles, cherchant refuge dans plusieurs localités du Haut-Uele.

Plusieurs chefferies directement affectées

La crise touche particulièrement plusieurs entités territoriales décentralisées du territoire de Watsa, notamment les chefferies d’Ateru, de Kebo et d’Andobi.

Parmi les localités les plus affectées figurent Dingbo, Nepoko, Andundu, Angbalayi, Apodo, Sokopa et Mungbere.

Les principaux centres d’accueil des déplacés sont actuellement Moku, Wanga, Dubele, Durba et Watsa, où les communautés locales tentent de faire face à l’arrivée continue de personnes en situation de vulnérabilité.

Plus de 30 000 personnes déplacées

Selon les estimations disponibles, plus de 30 000 personnes déplacées sont actuellement recensées dans les six entités concernées.

Cette crise affecte également le secteur de l’éducation. Plus de 500 élèves ont vu leur parcours scolaire interrompu à la suite de leur déplacement, compromettant ainsi la poursuite normale de leur formation.

Une seconde vague de déplacés a été enregistrée après une nouvelle incursion des ADF/NALU dans le village de Sukamboka, situé dans la chefferie de Kebo, à environ 35 kilomètres du chef-lieu de la chefferie d’Andobi.

Les FARDC renforcent leur présence

Face à la dégradation de la situation, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont intensifié leur déploiement dans cette partie du territoire afin de protéger les populations et de préserver l’intégrité du territoire national.

Une récente tentative d’incursion a notamment été repoussée grâce à l’intervention des militaires, empêchant une nouvelle progression des assaillants.

La présence des FARDC est perçue comme un facteur essentiel pour la stabilisation de la zone, même si plusieurs défis sécuritaires subsistent.

Une crise humanitaire préoccupante

Malgré les efforts sécuritaires en cours, les populations déplacées vivent dans des conditions extrêmement difficiles.

Les besoins les plus urgents concernent notamment :

  • La nourriture ;
  • Les médicaments ;
  • Les soins de santé ;
  • L’eau potable ;
  • Les abris ;
  • Les couvertures ;
  • Les ustensiles de cuisine ;
  • Les articles de première nécessité.

Dans plusieurs sites d’accueil, les ressources disponibles restent largement insuffisantes pour répondre aux besoins croissants des déplacés.

Un appel à une réponse urgente

Face à cette situation, plusieurs recommandations ont été adressées au Gouvernement et à l’Assemblée nationale. Il s’agit notamment de porter la question à l’attention des ministères compétents, d’organiser une mission parlementaire d’évaluation sur le terrain, de renforcer les moyens des forces de sécurité et de mettre en place une assistance humanitaire d’urgence en faveur des populations déplacées.

Une population en attente d’assistance

Alors que des milliers de familles continuent de vivre dans la précarité, la situation dans le sud du territoire de Watsa illustre l’extension des conséquences du conflit armé vers de nouvelles zones de la République démocratique du Congo.

Entre enjeux sécuritaires et urgence humanitaire, les populations affectées attendent désormais des réponses concrètes des autorités nationales et des partenaires humanitaires afin de retrouver des conditions de vie dignes et sécurisées.

Cellule de Communication

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