RDC/Budget 2027 : le député national Dr Jean-Marc Mambidi Koloboro met la pression sur le gouvernement pour réformer le secteur de la santé

Lors du débat général sur le projet de loi de finances 2027 à l’Assemblée nationale, le député national élu de Watsa, Dr Jean-Marc Mambidi Koloboro, a appelé le gouvernement à faire de la santé publique une véritable priorité budgétaire. S’appuyant sur l’article 49 de la Constitution congolaise, il a rappelé que le financement de la santé constitue un investissement essentiel dans le développement humain, particulièrement dans un contexte marqué par les défis de la Couverture santé universelle (CSU), les épidémies de choléra et de Mpox, ainsi que les préparatifs de riposte contre Ebola.
Au cœur de son plaidoyer figure l’amélioration des conditions socioprofessionnelles des professionnels de santé, indispensables au bon fonctionnement du système sanitaire national. L’élu de Watsa a notamment évoqué la reprise de l’admission sous statut, suspendue depuis 2023, les promotions en grade, le réajustement barémique, le paiement des arriérés de la prime de risque et la mécanisation des agents concernés au salaire de base. Il a également dénoncé la stagnation du statut spécifique des médecins depuis près de vingt ans et relevé que la dernière promotion en grade de nombreuses catégories professionnelles remonterait à 2002.
Pour apporter des réponses structurelles à ces difficultés, Dr Jean-Marc Mambidi Koloboro a plaidé pour la création d’une fonction publique hospitalière et l’adoption d’un cadre juridique approprié pour l’Inspection générale de la santé. Ces réformes visent à améliorer la gestion des ressources humaines, à renforcer la reconnaissance professionnelle des agents sanitaires et à garantir un fonctionnement plus efficace des structures de soins.

Le député a également salué l’engagement du Réseau des parlementaires congolais en appui à la vaccination (REPACAV), actif depuis 2019 dans la mobilisation des ressources pour l’achat et l’introduction de nouveaux vaccins en République démocratique du Congo. Il a appelé à consolider cette dynamique afin de renforcer la prévention des maladies évitables et de préserver les acquis de la vaccination.
Pour le Haut-Uélé, particulièrement le territoire de Watsa, ce plaidoyer ravive les attentes en faveur de services de santé mieux équipés et de professionnels bénéficiant de conditions de travail décentes. Reste désormais à traduire ces revendications en décisions concrètes, soutenues par des ressources budgétaires suffisantes et un calendrier d’exécution précis. L’enjeu est majeur : garantir un accès plus équitable aux soins passe aussi par la régularisation administrative et salariale de ceux qui assurent quotidiennement la prise en charge des patients.
Cellule de Communication
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