Watsa : coup d’envoi des enquêtes socioéconomiques pour la délocalisation des populations impactées par le projet ARK de Kibali Gold Mines

La société Kibali Gold Mines a officiellement lancé ce vendredi 15 Mai 2026 dans la cité minière de Durba en territoire de Watsa, province du Haut-Uele, les enquêtes socioéconomiques liées au processus de relocalisation des populations concernées par son projet minier ARK. Cette opération concerne plusieurs localités situées dans la zone du moratoire, notamment Agbrarabo, Rhino et Kombokoro.
La cérémonie de lancement s’est tenue dans la salle polyvalente de Durba, sous la présence de l’administrateur du territoire assistant chargé des questions politiques, économiques, financières et du développement. Plusieurs acteurs ont pris part à cette activité, parmi lesquels les chefs coutumiers, les représentants de la société civile, les confessions religieuses, les organisations de jeunes et de femmes, ainsi que les communautés concernées.
Dans son intervention, l’autorité territoriale a exhorté les habitants à collaborer pleinement avec les équipes d’enquêteurs afin de faciliter l’identification des biens touchés par le projet. Il a insisté sur l’importance de cette étape dans le cadre du processus de délocalisation et d’indemnisation.
Il a invité les ménages à accueillir les enquêteurs à domicile pour permettre le recensement des habitations, des cultures et de tous les biens concernés. Il a toutefois recommandé d’éviter toute forme d’obstruction ou de modification des parcelles, précisant que les compensations seront réalisées selon les procédures en vigueur.
Du côté de Kibali Gold Mines, le département social s’est réjoui du lancement effectif de cette phase d’enquête. Selon ses responsables, elle vise essentiellement à établir un inventaire précis des biens concernés en vue de leur évaluation.
Le directeur adjoint du département social a mis en avant les principes de transparence et de dialogue qui encadrent le processus, tout en soulignant que certaines difficultés sont souvent liées au manque de collaboration ou à des pratiques frauduleuses.
Il a réaffirmé l’engagement de l’entreprise à respecter les dispositions légales et à travailler en concertation avec les populations concernées. Un mécanisme de gestion des plaintes a également été mis en place pour le traitement des éventuels différends.
Concernant le délai de quatre ans prévu par le moratoire, il a précisé qu’il correspond à l’ensemble du processus administratif, de l’enquête jusqu’aux indemnisations, et non à une période d’attente obligatoire. Une bonne collaboration pourrait, selon lui, accélérer significativement les différentes étapes.
Cette opération se distingue des précédentes, car elle concerne des zones à caractère urbain. Pour cela, Kibali Gold Mines a sollicité l’expertise de cabinets spécialisés, notamment LG Services et Digby Wells, pour appuyer les travaux d’identification et d’évaluation.
Par ailleurs, une caravane de sensibilisation a sillonné les principales artères des zones concernées afin d’informer les populations sur le déroulement des enquêtes et les dispositions du moratoire ARK.
Selon l’arrêté provincial du 26 février 2026, entré en vigueur le 1er mars 2026, le périmètre concerné inclut une partie de Nganya, Malemba, Le Brun ainsi que l’ensemble du village Kisangani.
Dans ces zones, certaines activités restent autorisées, notamment la réparation des habitations et installations domestiques ainsi que les cultures saisonnières telles que le maïs, le manioc, le riz, l’arachide et le taro.
Il sied de noter que, plusieurs activités sont interdites, notamment la construction de nouvelles habitations, les infrastructures communautaires (écoles, centres de santé, lieux de culte, installations sportives et commerces), la création d’étangs piscicoles ainsi que les enterrements dans la zone d’exclusion ARK.
Rédaction
Share this content:



Laisser un commentaire