Watsa : la Commission de relocalisation de Giro réplique à la Ligue Mbila et dément ses allégations sur la mise à l’écart des communautés autochtones dans le processus

La Commission chargée du processus de relocalisation et de réinstallation des populations affectées par le projet minier de Giro Goldfields réagit aux déclarations de la Ligue Mbila, qui avait dénoncé une mise à l’écart présumée des communautés autochtones et de certains représentants locaux dans le cadre des assises organisées à Giro, dans le territoire de Watsa, en province du Haut-Uele.
Dans une mise au point faite ce samedi 12 septembre, Emanuel Mboligue, président de la Commission de relocalisation, rejette formellement ces allégations et dément toute volonté d’écarter les communautés autochtones ou leurs représentants du processus.
Emanuel Mboligue affirme notamment que la structure Mari-Minza d’Abord (MUMAD) était bien présente dans la salle lors des assises. Il soutient également qu’une majorité de représentants des communautés autochtones était fortement représentée au cours des travaux, contrairement aux accusations faisant état d’une mise à l’écart des autochtones.
Selon le président de la Commission, la présence de ces représentants démontre que le processus n’a pas été conduit en excluant les communautés concernées. Il estime dès lors que les accusations de « manœuvres » et d’exclusion ne correspondent pas au déroulement des assises.
Pour Emanuel Mboligue, les travaux consacrés à la relocalisation et à la réinstallation des populations affectées par le projet de Giro Goldfields s’inscrivent dans un processus encadré, impliquant différentes parties prenantes concernées par le projet.
Le président de la Commission insiste par ailleurs sur la nécessité de replacer le processus dans son cadre légal et institutionnel, tout en permettant aux différentes parties concernées de faire entendre leurs préoccupations.
« La Commission rejette ainsi l’idée selon laquelle les décisions relatives à la relocalisation seraient prises de manière unilatérale, sans consultation des populations affectées. Elle rappelle que le processus implique plusieurs acteurs, notamment les autorités administratives et coutumières, les représentants des communautés affectées, la société minière ainsi que les autres parties prenantes », a-t-il déclaré à Victoireinfo.net.
Cette réaction intervient après les déclarations de David Ideni Aiku, porte-parole de la Ligue Mbila, qui avait dénoncé une mise à l’écart présumée de certains responsables coutumiers et structures communautaires, notamment autour des assises tenues à Giro.
En réponse, Emanuel Mboligue appelle les différentes parties à privilégier le dialogue, la concertation et les mécanismes officiels prévus dans le cadre du processus de relocalisation.
Le président de la Commission invite également les acteurs communautaires à éviter les interprétations susceptibles de créer des tensions autour d’un processus qui, selon lui, doit se poursuivre dans un climat de confiance et dans le respect des textes en vigueur.
César Dedebha Fils
Victoireinfo.net
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