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Watsa : le notable Yougi Movi Jean-Bosco, secrétaire de la mutualité Mari-Minza, interpelle sur la transparence de la délocalisation des populations affectées par le projet de Giro Goldfields

img-20260912-wa03423677257971804913408-768x1024 Watsa : le notable Yougi Movi Jean-Bosco, secrétaire de la mutualité Mari-Minza, interpelle sur la transparence de la délocalisation des populations affectées par le projet de Giro Goldfields



Le notable Yougi Movi Jean-Bosco, secrétaire de la mutualité Mari-Minza, MUMAD, une structure socioculturelle de la communauté autochtone de la chefferie Mari-Minza, en territoire de Watsa, dans la province du Haut-Uele, soulève plusieurs préoccupations autour du processus de délocalisation et de réinstallation des populations affectées par le projet minier de Giro Goldfields SARL, au cours des assises organisées à Giro.

Parmi les principales questions soulevées figure celle relative au nombre approximatif de ménages qui seront concernés par la relocalisation. Pour le notable, il est important que les communautés disposent de chiffres clairs afin de mieux comprendre l’ampleur du processus et ses conséquences sur les familles concernées.

Il s’interroge également sur la participation des populations autochtones au processus. Selon lui, il convient de savoir quels représentants des communautés ont été invités aux différentes rencontres organisées dans le cadre du projet de Giro Goldfields et sur quels critères cette représentation a été établie.

Autre préoccupation : les critères d’évaluation des biens des personnes affectées. Le notable Yougi Movi Jean-Bosco souhaite que les communautés sachent sur quelle base seront évalués les maisons, les champs, les arbres, les activités économiques et les autres biens susceptibles d’être touchés par la délocalisation.

Cette question revêt une importance particulière pour les ménages concernés, dans la mesure où l’évaluation des pertes constitue un élément déterminant du processus d’indemnisation et de réinstallation.

Le secrétaire de la mutualité Mari-Minza s’interroge également sur les alternatives envisagées par l’État pour les personnes qui pourraient se retrouver dans une situation particulière lors de la délocalisation.

Il souhaite par ailleurs obtenir des précisions sur le niveau d’aménagement du futur site de réinstallation. Les communautés veulent notamment savoir quelles infrastructures et quels services de base seront disponibles pour permettre aux populations déplacées de vivre dans des conditions acceptables.

Le notable demande également des précisions sur le chronogramme de la délocalisation. La connaissance des différentes étapes et des échéances permettrait, selon lui, aux ménages concernés de mieux se préparer aux changements à venir.

Il évoque aussi une recommandation attribuée aux discussions autour du projet, faisant état d’une contribution de 60 %, en lien avec une première étape et une deuxième phase. Cette question, estime-t-il, nécessite davantage d’explications afin que les communautés comprennent clairement sa portée et ses modalités.

« Au-delà des aspects techniques et administratifs, Yougi Movi Jean-Bosco pose une question de fond sur l’avenir du projet : Giro Goldfields prépare-t-elle uniquement sa licence légale ou également sa licence sociale ? » s’interroge-t-il.


Pour lui, la réussite d’un projet minier ne devrait pas seulement reposer sur le respect des obligations administratives et légales. Elle doit également prendre en compte l’adhésion des communautés, la transparence, leur participation et la protection des intérêts des populations affectées.

« N’oublions pas que nous sommes les rédacteurs de notre histoire, mais l’avenir, nous le livrons », rappelle le notable Yougi Movi Jean-Bosco.


Il sied de signaler que les assises se sont clôturées ce samedi 12 septembre à Giro, ces différentes préoccupations mettent en évidence l’importance d’un dialogue permanent entre Giro Goldfields, les autorités, les représentants des communautés et les populations directement affectées, afin que le processus de délocalisation puisse se dérouler dans la transparence et dans le respect des intérêts des personnes concernées.

Rédaction

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