Haut-Uele : clôture solennelle des assises sur la délocalisation des populations affectées par le projet de Giro Goldfields, une étape cruciale franchie dans le processus

Les assises consacrées au processus de délocalisation et de réinstallation des populations affectées par le projet minier de la société Giro Goldfields se sont clôturées solennellement à Giro, dans le territoire de Watsa, en province du Haut-Uele.
Ces travaux, organisés autour des enjeux liés à la délocalisation et à la réinstallation des communautés concernées par les activités du projet minier, ont réuni plusieurs parties prenantes, notamment les représentants des autorités administratives et coutumières, les responsables du secteur minier, les représentants de Giro Goldfields ainsi que les membres des communautés affectées.
Durant plusieurs jours, les participants ont échangé sur les principales préoccupations liées au processus de délocalisation, notamment la prise en compte des intérêts des populations concernées, la protection de leurs droits, les conditions de leur réinstallation ainsi que les mécanismes devant permettre un accompagnement approprié des communautés affectées.
Les discussions ont également permis aux différentes parties prenantes d’exprimer leurs préoccupations, leurs propositions et leurs attentes concernant l’avenir des populations appelées à être concernées par ce processus.
La journée de clôture s’est articulée autour de plusieurs séquences majeures, sous la modération de M. Mondogite Nope Gaspard.
Les travaux ont débuté par des exposés techniques et informatiques. M. Alistair Nkanga, IT de Giro Goldfields Sarl, a présenté le mécanisme de contrôle physique et d’identification fiable de chaque bénéficiaire.
À sa suite, Mme Vanessa Tshimanga, Responsable Communication de THE-IUS Consulting Sarl, a expliqué le fonctionnement global de l’opération. M. Glody Matela, chargé des opérations informatiques au sein de la même structure, a ensuite procédé à une démonstration du logiciel « GiroIndem », destiné à accompagner les opérations liées au processus d’indemnisation.
Le volet sanitaire a également été abordé par Dr Sébastien Tagba Tiganehede, Médecin Chef de Zone de Santé de Gombari. Celui-ci a présenté un état des lieux de la situation épidémiologique dans la région ainsi que les enjeux sanitaires à prendre en compte dans le cadre du processus.
Sur le plan sécuritaire, les échanges ont été enrichis par les interventions du Chef de Groupement a.i. Bugutali, M. Gédéon Wofi Ndongala, ainsi que du Colonel Masitolo Lombe Bonzala, Commandant du Commissariat Urbain du Territoire de Watsa pour la Police Nationale Congolaise.
Les interventions ont notamment porté sur les mécanismes de protection et d’accompagnement des populations pendant les différentes phases du déplacement et de la réinstallation.
La phase de capitalisation des acquis, sous le suivi de Giro Goldfields Sarl, a permis au Secrétariat Technique, animé notamment par M. Adriko Moïse, M. Alain Ndangaya et M. Emmanuel Mbolighie, de procéder à la consolidation des avis et recommandations formulés au cours des travaux.
Cette étape a été suivie de la lecture, de l’amendement et de l’adoption du rapport final de l’atelier. Le document a été officiellement validé à travers la signature du procès-verbal par les participants.
La cérémonie solennelle de clôture s’est poursuivie avec une série de mots d’orientation et de remerciements prononcés tour à tour par le Chef de Groupement a.i. Gédéon Wofi Ndongala, le représentant des communautés affectées, Sa Majesté Jacques Mondogi, Chef de la Chefferie Mari-Minza, ainsi que M. Thomas Bartel, Directeur Pays et Chef de Projet, aux côtés de M. Pascal Nkanga Basele, Directeur Général de Giro Goldfields Sarl.
L’Administrateur du Territoire de Watsa, M. Dieudonné Magay Missa, a également pris la parole avant le mot de clôture officielle, suivi de la traditionnelle photo de famille.
À l’issue de cet atelier, le Gouverneur de la province du Haut-Uele, Jean Bakomito Gambu, a rappelé la nécessité de respecter strictement le cadre légal encadrant le processus de délocalisation, tout en mettant l’accent sur la réalisation des infrastructures sociales en faveur des populations concernées.
« La délocalisation est un processus qui est prévu par le Code minier et, par conséquent, la loi doit primer. Les choses doivent se faire conformément aux textes en vigueur en la matière en République démocratique du Congo. Je pense que toutes les parties se sont engagées.
Il y a certains petits points de divergence, mais la volonté de travailler ensemble, c’est ce qui est important et c’est ce qui se dégage. Nous pensons que les projets vont voir le jour et que la population pourra également s’y attendre. C’est ce qui est important.
Nous avions formulé quelques recommandations. La première, c’est de faire les choses conformément à la loi, de délocaliser les gens en se conformant scrupuleusement aux dispositions du Code minier et de tous les autres textes en la matière.
Mais aussi, il faut essayer de privilégier les projets sociaux. Il ne faut pas comprendre qu’un grand projet puisse se développer là où il n’y a même pas de routes. Faire cinq, six ou dix kilomètres pour arriver ici, c’est difficile, ce n’est pas possible.
Donc, parmi les recommandations, il y a notamment la construction des écoles. On ne peut pas construire une école en bois. En tout cas, il faut éviter ce genre de choses. Il faut créer un climat qui pousse la population à adhérer à la démarche, à se l’approprier et à se projeter dans ces grands projets, notamment dans le domaine sanitaire, pour la chefferie », a-t-il déclaré.
Une étape cruciale dans le processus
La clôture de ces assises constitue ainsi une étape cruciale dans la poursuite du processus de délocalisation et de réinstallation des populations affectées par le projet Giro Goldfields.
Les participants ont notamment insisté sur l’importance d’un processus fondé sur la transparence, la concertation et la participation effective des communautés concernées, afin de favoriser une meilleure compréhension des enjeux liés au projet et de prévenir d’éventuelles incompréhensions.
Pour les populations affectées, la réussite du processus ne devrait pas se limiter au déplacement physique des ménages. Elle devrait également prendre en compte leurs moyens de subsistance, leurs biens, leurs terres ainsi que leurs conditions de vie après la réinstallation.
Il convient de noter que la cérémonie de clôture est intervenue au terme de plusieurs jours de travaux et d’échanges entre les différentes parties prenantes. Elle marque la fin de ces assises, tout en ouvrant la voie à la poursuite des démarches liées au processus de délocalisation et de réinstallation des populations affectées par le projet de Giro Goldfields.
César Dedebha Fils
Victoireinfo.net
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