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Watsa : rebondissement dans le dossier coutumier du groupement Bugutali, la famille régnante Mbiliki réclame l’installation urgente de César  Mbiliki ||| et dénonce l’intérim prolongé du SECAD Gédéon Wofi

img-20260720-wa0521718313159305509966-1024x714 Watsa : rebondissement dans le dossier coutumier du groupement Bugutali, la famille régnante Mbiliki réclame l'installation urgente de César  Mbiliki ||| et dénonce l'intérim prolongé du SECAD Gédéon Wofi


La famille régnante Mbiliki du groupement Bugutali, dans la chefferie Mari-Minza, territoire de Watsa (Haut-Uele), exprime son indignation face à la prolongation de l’intérim assuré par le secrétaire administratif (SECAD) Gédéon. Elle estime que cette situation, qui devait être provisoire, se prolonge sans qu’une décision définitive ne soit prise sur le conflit de succession coutumière.

À l’origine de cette situation se trouve le message officiel n°25/CAB/VPM/MININTERSEDECAC/SLBJ/AFF.COUT du 22 décembre 2025, signé par le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango. Adressé notamment au gouverneur du Haut-Uele, à l’Administrateur du territoire de Watsa et au chef de la chefferie Mari-Minza, ce document ordonnait de surseoir à l’installation de M. Issabu Senze Médard en qualité de chef du groupement Bugutali, afin d’éviter des troubles susceptibles d’avoir des conséquences imprévisibles sur la population.

Le même message précisait que cette mesure était prise dans l’attente d’une mission imminente du ministère, chargée d’examiner le dossier, tout en confiant l’intérim à la tête du groupement au secrétaire administratif (SECAD) Gédéon, jusqu’à nouvel ordre.

Plus de sept mois après cette décision, la famille régnante Mbiliki estime que le caractère provisoire de cette mesure perd progressivement son sens. Elle déplore qu’aucune issue définitive n’ait encore été trouvée, alors que le ministère avait déjà envoyé une équipe sur le terrain pour examiner le dossier.

Selon plusieurs membres de la famille, la prolongation de l’intérim ne fait qu’alimenter les frustrations et les tensions au sein de la population de cette entité coutumière. Ils affirment respecter les décisions des autorités de la République, mais s’interrogent sur les raisons de l’absence d’une décision définitive après plusieurs mois d’attente.

Par ailleurs, des sources proches du dossier soutiennent que le secrétaire administratif intérimaire, Gédéon, chercherait à conserver cette fonction au-delà de son caractère provisoire, ce qui serait perçu par certains comme un défi aux prétentions des deux principaux protagonistes du conflit, César Menge Mbiliki et Issabu Senze Médard. Ces informations n’ont toutefois pas pu être confirmées de manière indépendante et la réaction de M. Gédéon n’a pas encore été obtenue.

La famille Mbiliki craint également que cette situation ne provoque une nouvelle escalade des tensions. Selon elle, le conflit actuel trouverait en partie son origine dans le précédent intérim prolongé du feu chef Senze, père d’Issabu Senze Médard. Elle estime que cette transition, qui s’est prolongée au fil des années, a rendu la succession coutumière plus complexe et a contribué au différend qui oppose aujourd’hui les deux camps. Issue de la lignée Manvu, la famille Mbiliki considère que le prolongement de l’intérim actuel complique davantage la restauration de ses droits coutumiers.

La famille régnante Mbiliki insiste également sur le fait que les droits coutumiers de César Menge Mbiliki doivent être pleinement rétablis. Elle affirme qu’au regard des usages et de la tradition de la lignée Manvu, celui-ci doit être rétabli dans ses droits et installé sans plus tarder comme chef du groupement Bugutali. Pour les membres de la famille, cette installation constitue la seule issue susceptible de mettre fin à la crise de succession et de rétablir durablement la paix et l’autorité coutumière dans le groupement.

Sur le plan juridique, la loi n°15/015 du 25 août 2015 portant statut des chefs coutumiers ne fixe aucune durée maximale pour un intérim. Elle prévoit toutefois que cette mesure est exceptionnelle et transitoire et qu’elle prend fin lorsque la circonstance qui l’a justifiée disparaît. En droit administratif, le principe de continuité du service public autorise un intérim afin d’éviter un vide institutionnel, mais celui-ci n’a pas vocation à remplacer durablement une décision définitive.

Face à cette situation, la famille régnante Mbiliki appelle le gouvernement central, particulièrement le ministère de l’Intérieur et des Affaires coutumières, à statuer dans un délai raisonnable sur le dossier du groupement Bugutali. Elle demande avec insistance qu’une décision définitive soit rendue et que César Menge Mbiliki soit installé en urgence, estimant que cette mesure permettra de rétablir le droit coutumier, de préserver la paix sociale, de restaurer l’autorité traditionnelle et d’éviter que ce conflit de succession ne continue à fragiliser la cohésion au sein de la chefferie Mari-Minza.

César Dedebha Fils
Communicateur minier

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